Sur les pas de De Gaulle dans les Hauts-de-France

Depuis le début de l’année 2020 de nombreux hommages et manifestations ont eu lieu dans la région pour honorer la mémoire de l’homme des Hauts-de-France. Cela se poursuit avec 7 itinéraires en région pour mieux comprendre, l’enfant du pays.

L’année de Gaulle se poursuit

Le 7 novembre 2019, la Région a lancé l’année « De Gaulle, Hauts-de-France 2020 » pour honorer la mémoire du général de Gaulle et célébrer un triple anniversaire : les 130 ans de sa naissance, les 80 ans de l’appel du 18 juin et les 50 ans de sa disparition.

La Région édite 7 itinéraires sur le territoire pour rappeler l’histoire privilégiée du « grand Charles » avec les Hauts-de-France.

C’est en collaboration avec le Comité Régional du Tourisme et des Congrès et la Fondation De Gaulle que la Région lance ces itinéraires touristiques et mémoriels permettant de découvrir ou redécouvrir les Hauts-de-France sur les traces du Général. De Lille à Montcornet, d’Arras à Abbeville et Malo, ces itinéraires permettront de comprendre le personnage historique et d’apercevoir l’intimité de l’enfant du pays.

Les itinéraires

1. Lille : « L’esprit des lieux » a forgé l’homme du 18 juin
Bien que les de Gaulle soient parisiens, Charles de Gaulle est un enfant du nord. Il est le seul de sa fratrie à être né à Lille, aux 9 rue princesse dans la maison de ses grands-parents maternels.

D’autres lieux liés au général se trouvent dans la capitale des Flandres comme l’église Saint-André où il fut baptisé, la Maison Meert lieu prisé des Lillois pour ses pâtisseries et où le jeune Charles acheté ses gaufres et la Grand Place de Lille renommée à son nom après la libération de Lille durant la Seconde Guerre mondiale.

2. Arras : genèse de l’homme d’arme visionnaire
Lorsqu’il est reçu au concours de Saint-Cyr en 1909, il lui faut passer un an de service militaire comme soldat. Et là encore il choisit la région en intégrant le 33e Régiment d’infanterie cantonné à Arras. Pour cet enfant de la Bourgeoisie lilloise, cette expérience fut un ancrage dans les Hauts-de-France.

Il côtoie les habitants de la région, ses camarades de chambre sont des ouvriers des mines du Pas-de-Calais, des paysans de la Thiérache, de l’Avesnois ou du Valenciennois, pour qui il s’attache. Aussi, le patrimoine militaire de la ville ne manque pas de l’impressionner et particulièrement la citadelle de Vauban.

 

3. 1914-1916 : la Grande Guerre de Charles de Gaulle dans l’Aisne
La Première Guerre mondiale a profondément marqué le jeune officier du 33e régiment d’Arras. Son expérience de la guerre sur le front picard fut importante dans la maturation de son analyse militaire et politique.

De nombreux événements capitaux du conflit mondial ont eu lieu dans les Hauts-de-France : la Bataille de la somme (juillet 1916), Chemin des Dames et bataille d’Arras (avril-mai 1917), l’Armistice de Rethondes (11 novembre 1918). Et de nombreux lieux de mémoires ont été dressés : l’Historial de Péronne, la carrière Wellington, la Caverne du Dragon…

4. De Gaulle industriel et économiste. Sa vision de l’homme, de la société, de la relation au travail
À la libération de la France, c’est dans le Nord que le général de Gaulle vient chercher l’impulsion de sa politique. C’est dans le Bassin minier qu’il lance la Bataille du charbon pour mettre fin aux pénuries énergétiques que subit la France au lendemain du conflit mondial.

De plus, c’est lors de son service au 33e Régiment d’infanterie d’Arras, en côtoyant des hommes de tous milieux sociaux, qu’il prend conscience des difficiles conditions des ouvriers et cela sera l’élément emblématique de sa politique sociale d’après-guerre.

5. D’Abbeville à Montcornet L’homme du refus de la défaite
Lorsqu’arrive la Seconde Guerre mondiale il n’est plus le jeune officier de 1914. Entre temps il a publié quelques ouvrages dans lesquels il déploie son esprit tactique et promeut l’importance de l’armée blindée : Le Fil de l’épée en 1932 ou encore La France et son armée en 1938.

Les batailles de Montcornet (17 mai 1940) et Abbeville (28 mai 1940) sont les témoins du côté tactique et du refus de défaite prôné par Charles de Gaulle nommé temporairement général le 25 mai 1940. En effet, à Moncornet il parvient à repousser les troupes allemandes et lorsqu’il arrive à Abbeville avec ses troupes il parvient à récupérer la commune d’Huppy des mains des allemands, située à quelques kilomètres de là, et y installe son poste de commandement dans le château.

6. Côte d’Opale : l’amour des grands espaces qui libèrent la pensée
Depuis son enfance, Charles de Gaulle passe ses vacances sur la côte d’Opale. Mais c’est à Wimereux que ses souvenirs sont les plus nombreux où il séjourne à la villa Saint-Patrick. Pour Charles ses grands espaces sont une source de réflexion et de liberté pour sa pensée.

Comble du hasard sa femme Yvonne, originaire de Calais, passait également ses vacances à Wimereux. Les deux années qui suivirent leur mariage ils louèrent la villa Antoinette d’abord et ensuite la villa Wissantaise lors de vacances à Wissant.

Jusqu’à la fin de sa vie, lors de séjours familiaux à Calais, Charles de Gaulle s’évada le temps de longue promenades sur les plages entre Sangatte et le Cap Blanc-Nez, entre Wissant et le Cap Gris-Nez.

 

7. Calais et de Gaulle : un indéfectible attachement
De Gaulle et Calais entretiennent une relation particulière et unique, car elle est la ville natale de sa femme Yvonne Vendroux. Les deux amants se marièrent à l’église Notre-Dame en 1920, détruite en septembre 1944 elle fut restaurée grâce à l’insistance d’Yvonne de Gaulle en 1973.

Le général de Gaulle reviendra de nombreuses fois à Calais, tout au long de sa vie. Une plaque commémore le mariage des deux époux.
Le détail des itinéraires est à découvrir dans le Livre Blanc « Charles de Gaulle, l’homme du Nord ».